Journée mondiale de la population célébrée en différée en Guinée

  • Publiée par Mamadouba Camara
  • 19 juillet 2019 22 h 50 min
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La République de Guinée à l’instar des pays du monde a célébré en différé ce vendredi 19 juillet 2019, la journée de la population sous  le thème « 25ans après la CIPD, accélérer les promesses ». A cette occasion, le  gouvernement Guinéen à travers le ministère du Plan et du Développement Economique, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population a organisé ce vendredi 19 juillet une cérémonie pour la célébration de l’évènement.

Cette journée a été mis à profit par le Gouvernement et ses partenaires pour sensibiliser sur comment les choix et les droits ont changé pour les jeunes filles et pour les jeunes femmes depuis l’avènement de la conférence internationale sur la population et le Développement (CIPD) de 1994.

Dans son discours de circonstance, Dr Barbara Mc Sow , représentante   du Fonds des Nations Unies pour la  Population  a déclaré qu’en 1994, s’est tenue au Caire la conférence internationale sur la population et le développement CIPD.

« Au cours de cette conférence 179 gouvernements, Etats membres des Nations Unies se sont entendus pour changer fondamentalement l’approche des questions de la population et placer les droits de l’homme y compris les droits pour les femmes à la santé de la reproduction au cœur des efforts visant à améliorer la qualité de vie  de tous, comme pré requis à parvenir à une croissance économique et un développement durable. Il y a  25, les dirigeants ont promis de faire progresser la Santé et les droits des femmes et des filles, non seulement parce que c’était opportun de  faire, mais aussi parce qu’ils se sont rendus compte de  l’égalité du genre, mais aussi une des conditions nécessaires pour le développement durable et le bien être de tous » a-t-elle souligné.

Poursuivant Mme. Barbara Mc sow a indiqué que cette journée  est un appel à tous, d’examiner les objectifs inachevés et de faire tenir les promesses faites au Caire.

« Pour rappel, ces  objectifs articulés dans le programme d’action et adoptés en 1994 se résument  en ses grands points : réduire 76%, la mortalité maternelle. Parvenir à l’équité du genre, de l’accès à l’éducation et à l’environnement sain pour l’épanouissement de tous les individus. Eliminer toutes formes d’exploitation, d’harcèlement  et de violence envers les femmes, les adolescentes et les enfants. Eliminer  le mariage  d’enfant  et la mutilation féminine. Mettre à la disposition de chaque femme et fille une gamme complète de méthode sure et fiable de planification familiale. Assurer la protection sociale des populations vulnérables notamment les enfants, les personnes ayant un handicap et les personnes âgées. L’intégrer la dynamique de la population et des questions de développement au sein du dialogue national régional, mondial avec l’accent particulier sur le vieillissement de la population, la jeunesse, les adolescents, la migration, l’urbanisation et la durabilité environnementale » a-t-elle indiqué

 Selon, la Représentante du Fonds  des Nations Unies  pour la Population, malgré des engagements pris par les Gouvernements au Caire, beaucoup de défis restent à relever dans certains pays notamment en Guinée.

« En Guinée, les défis sont aussi réel que les progrès observés durant ces dernières 25 années. En comparant les données de la dernière décennie, nous constatons que le ratio de mortalité maternelle est passé de plus de 980 à 550 décès pour 100 000 naissances vivantes. La mortalité néonatale a, à peine bougé allant de 33 à 32 décès pour 1000 naissances. Le taux d’accouchement  assisté par le personnel qualifié est passé de 43 à 55%. Le nombre d’enfant par femme a baissé de 5,1 à 4,8. Le nombre d’enfants par femme et la prévalence contraceptif moderne a doublé en allant de 5% à 11%. Le taux net de scolarisation des femmes en primaire a atteint 69% contre 84% pour les garçons. Le taux net de scolarisation  des filles au niveau secondaire, chez les filles n’atteint que 26% contre 40% chez garçon. Des chiffres qui encouragent, mais qui rappellent aussi que les engagements pris n’ont pas été tenu, le ratio de mortalité maternelle devrait être inférieur à 100 décès pour 1 000 naissances vivantes en Guinée, nous sommes à 550 » a-t-elle déploré.

Pour sa part, Dr, Joseph Kiserbo, le Représentant Résident du système des Nations Unies, se dit conscient des défis qui restent à relever  avant  d’affirmer l’engagement de son institution à accompagner le Gouvernement Guinéen pour l’amélioration des conditions des populations.  « Nous nous engageons à poursuivre notre appui au Gouvernement pour bâtir l’avenir  auquel  nous aspirons tous où les obstacles et les disparités sont éliminées, où les droits des femmes et des jeunes, les plus pauvres sont réellement protégés et où finalement toutes les promesses prises sont respectées pour l’atteinte des objectifs du développements durable »

 

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