Les MGF et L’islam, la Guinée à l’école de l’Egypte

  • Publiée par Redaction
  • 22 juillet 2016 8 h 54 min
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Des religieux, des organisations de la société civile, des parlementaires, des membres d’administration et des journalistes séjournent actuellement au Caire. Objectif échanger les expériences sur les questions de santé de reproduction et  les violences faites aux femmes notamment les MGF. Des expériences basées sur les fondements de la charia islamique. Pendant une semaine cette délégation va échanger sur toutes ces questions avec des religieux et les éminents chercheurs du centre islamique de l’université al-azhar.

Cet voyage d’étude organisé par l’UNFPA s’inscrit dans le cadre de lutte contre les violences faites aux femmes tirés les lois islamiques. Pour la journée de travail l’équipe a été reçue le 18 juillet 2016 au centre islamique de l’université d’al-Azhar.

La délégation guinéenne a été bien outillée sur les thématiques de la santé de la reproduction et les mutilations génitales féminines. Créer depuis plusieurs siècles avec plus de 76 facultés l’université al-Azhar développe en son sein plusieurs stratégies scientifiques pour favoriser la procréation assisté chose qui pourtant n’est pas toléré en islam selon certaines conceptions religieuses en guinée. La question de la santé projenetique, l’implication de la charia islamique dans le mariage, l’avant grossesse, la grossesse, la naissance, l’allaitement, l’enfance et l’adolescence ont été largement débattu en premier lieu, puis la contraception, l’assistance dans la procréation, la fertilité, les rôles et les lois religieuses basés sur la santé de la reproduction étaient les thèmes abordés et également les expériences réussit sur la promotion de de la santé de la reproduction ont été au menu. Pour les premières séances de cours l’accent a été mis sur les avis scientifiques qui proscrivent toutes sortes de discriminations à l’égard des femmes, Ce qui a conforté les missionnaires dans leurs positions de militants contre les violences basés sur le genre. Pour la deuxième journée de travail le 19 juillet 2016 à l’université al-Azhar les travaux ont portés sur la santé de la reproduction du point de vue scientifique et surtout islamique, l’utilisation des contraceptif pour favoriser l’espacement des naissances était aux centre des débats. Si l’Egypte accepte la contraception, elle refuse par contre toutes formes de stérilisation. Même position pour les mauvaises pratiques traditionnelles tels que le mariage précoce et les MGF des pratiques interdites due à leurs conséquences sur la santé prouver par les médecins mais aussi leurs interdictions certifiés par des hadis et des sourates (al-baqarat verset 239 et al-nisa ) selon Prof Shokery el-shershaby et Prof Mervat Mahmoud et Prof Taha Abu Kerisha ancien vice-président de l’université al-Azhar tous professeur du centre islamique de l’université Al-Azhar du Caire.

Le planning familial, la mortalité infantiles ont été abordé aussi, enfin de journée les mécaniques de l’assistance de la procréation était au centre des débats. Toujours en séjour en Egypte les religieux et les organisations de la société civile ont effectués des rencontres avec d’éminentes personnalités religieuses de l’Egypte. Ce fut d’abord son éminence le grand imam du Caire le cheik de al –Azhar qui à travers plusieurs hadis et des textes coraniques soutenu que je cite ‘’ la pratique de l’excision n’est pas une obligation de l’islam mais plutôt une influence traditionnelle, c’est une pratique qui est dépassée ici chez nous, moi-même mes petites filles ne sont pas excisés…’’ plus loin le grand imam d’al-Azhar interpelle les religieux à plus milités dans le sens de l’interdiction de l’excision et de tout autres formes de violences perpétré à l’égard des femmes tout en donnant des exemples de discrimination qui existait dans son pays à l’endroit des femmes notamment dans le cadre de l’adultère ‘’si avant on attrapait deux personnes en train de faire l’adultère c’est seulement la femme qui était condamné à mort, chose qui est injuste selon la loi islamique’’ La délégation guinéenne satisfaite et convaincue par les preuves avancés par le cheihk d’al-Azhar a remercié son éminence et posé plusieurs doléances d’où l’engagement des autorités d’al-Azhar à recevoir prochainement 10 imams guinéens tout frais prit en charge pour un moi d’échange sur les droits islamiques de la femme. Séance tenante, le directeur du centre islamique de Kankan fruit d’al-Azhar fervent adepte de la pratique de l’excision vue les preuves présentées par le grand cheihk s’est engagé à militer désormais dans le camp de l’interdiction de cette pratique.

La deuxième phase de cette journée a été la visite au centre national de la fatwa là avec son éminence le grand Mufti le chef suprême des sentences islamiques de la charia en Egypte et seul responsable des décisions de jurisprudences à accueillit la mission guinéenne dans son salon d’honneur où les discussion ont essentiellement portées sur la santé de la reproduction du rôle de son institution. Pour le mufti ‘’ toutes pratiques qui affecterais la santé de la femme prouvé par un médecin doit être proscrite par la religion pour protéger les femmes’’. Avec tous ses arguments présentés par ses deux grands icônes de l’islam en Egypte inspiré des hadis et du coran cette mission guinéenne a bouclé cette tournée avec un moral assez satisfaite.

 

Lansana TRAORE depuis le Caire pour guineesynthese.com

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